PREMIÈRES IMPRESSIONS

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Telle Alice au pays des merveilles découvrant au fond d'un terrier un monde inimaginable, j'al-

lais trouver au fil des jours un environnement de plus en plus méfiant à mon égard.


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A présent, avec les renseignements que j'ai pu grappiller ici ou là, je crois saisir un peu mieux ce qui

lui arrivait à l'époque.

Quelle détresse était la sienne ! Pauvre madame Delorn !

Devant tant de bassesses, de méchancetés, je faisais parvenir mes « Premières impressions » à

une jeune collègue, le 23 décembre 93 : Remontons au 9 juillet 93.

Ce jour-là, madame Delorn, ayant appris que j'allais assurer l'intérim, m'informe, qu'elle mettra

son plus jeune garçon au C.P. alors qu'elle avait envisagé une autre solution.

Je lui laisse deviner que l'école aura besoin de soutien, du soutien de tous les parents.

Je pense que le message a été reçu cinq sur cinq.

Rentrée de septembre 93, j'ai passé une nuit blanche dans les locaux déserts de l'école « Éric VENT-

DEST ».

La pluie ne m'a nullement dérangé ; j'avais tant à faire pour ce premier jour de direction.

Les enseignants du troisième cycle ont trouvé un examen blanc en mathématiques, en grammaire et

en lecture : « II était une fois... ».

Quelques jours plus tard, « Miss E.T. » soulignera, devant son époux, une sacrée organisation.

Madame Delorn manifeste, dès le début d'année scolaire une très grande activité ; jugez-en : elle

offre une vingtaine de croissants aux élèves du C.P. ; elle remet un planisphère à notre

« Miss Extraterrestre » ; elle contacte une personne pouvant financer le transport des élèves

en direction de la patinoire (échec) ; elle rédige et fait signer une pétition qu'elle déposera au cabinet

de Monsieur le Maire (échec) ; elle se rend au Service Éducation pour le remplacement des vieil-

les tables d'écolier.

Pour filmer l'intervention de l'écrivain René Escudié, elle louera un caméscope.

Ce n'est pas tout, sauf oubli de ma part, sa dernière action sera de solliciter auprès de Carrefour

Mayol des lots pour notre LOTO de fin d'année.

Étant la meilleure, on a voulu l'abattre.

Des guêpes jalouses peuvent commettre autant de dégâts qu'une bombe atomique.

En deux ou trois mois, et bénévolement, elle a secoué le monde environnant ; en deux ou trois

mois, elle en a fait plus que nous tous.

Vous me direz mais où est le mal dans tout cela ?

Le mal est venu des élues, des enseignants jaloux de la personnalité, de l'efficacité de Mada-

me Delorn.

Voilà des enseignants transformés en vigiles, pire en censeurs.

A partir de la fermeture du portail, le cauchemar a commencé.

L'idée m'est venue de forcer le barrage ; il me suffisait de convoquer les représentantes des parents

les mardis et vendredis matins.

Je ne l'ai point fait et je le regrette.

A travers la grille, elle m'a brandi un papier : le dépôt d'une plainte.

L'irréparable s'était produit.

Le ciel me tombait sur la tête.

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Je lui ai répondu que je n'avais pas l'habitude de lire le courrier qui ne m'était pas destiné sachant

très bien qu'avec le temps, je pourrais l'en dissuader de maintenir sa plainte.

La soirée LOTO du 10 décembre 1993 me permettra d'interroger, avec finesse, madame Delorn tan-

dis que mes « excités de la langue » ont expédié « Miss E.T. » à Eurodisney.

En quelques mots, elle me parle de la maîtresse qui aurait ses têtes, ses préférences.

Pour moi, la plainte déposée au commissariat n'est pas fondée. L'inspecteur de police en a

jugé autrement.

Nous côtoyons des enfants sympathiques, des enfants antipathiques mais lorsqu'il s'agit d'un élève

de couleur cela change les données du problème.

Il faut faire reculer l'exclusion. Préférence... oui ; intolérance... non.

En tant que Directeur et Parrain, le retrait de la plainte, fin janvier 1994, me comblera de satisfaction.

Une seule personne me remerciera en ces termes : « la neutralité dont vous avez fait preuve

m'a profondément touchée.

L'amitié que je vous portais s'est révélée bien placée.

Continuez ainsi. » (24 janvier 1994)

Rassurez-vous, je continuerai car tel est et sera mon chemin.

De toute manière, à mon âge, il est préférable de ne pas changer de conduite.

Je n'ai plus l'âme d'un soixante-huitard.

L'affaire Delorn restera gravée au fond de ma mémoire ; soyez-en sûre.

J'ai touché du doigt la laideur humaine qui jusqu'à présent m'avait épargné.

Aujourd'hui, je suis mûr... pour prendre ma retraite.

Pour parler vrai, l'envoi, à une guêpe-enseignante de « Premières impressions », a été motivé par

un appel téléphonique de madame Delorn m'annonçant, d'un ton sérieux, qu'elle retirerait sa plainte

dès que possible.

C'était un gentil cadeau de Noël que l'on m'offrait.

Ce 23 décembre 1993 m'a rassuré sur l'avenir du navire « Éric VENTDEST ».

Absolument rien à voir avec « Le bateau ivre »  d'Arthur Rimbaud.

 

                                                                  Gérard Philipe: Le bateau ivre

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                                                                                        Surprise

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Pour information: La lettre kidnappée

Je vais être concis, pour expliquer un kidnapping.

Etant averti que la plainte serait retirée; j'ai écrit et remis, une lettre explicative à Blanche-Neige (la

future "bras droit" de miss Calomnie), avant les congés de Noël; pour qu'elle puisse, à son tour,

la dévoiler à ses collègues, le calme revenu c'est-à-dire l'affaire enterrée.

Je n'ai vu que cette façon de renouer le contact avec mes jeunes collègues, à la condition que mes im-

pressions se révèlent exactes: que madame Delorn retire ou réussisse à gommer son dépôt de

plainte.

Ce qui se produira par la suite, fin janvier: un mois après .

Hélas! Trois fois hélas!... ma missive (intitulée: Premières impressions) va être kidnappée sur

un parking car la maîtresse l'avait, soi-disant, laissée dans sa voiture.

A aucun moment, j'ai cru à la véracité de cette histoire de vol.

Par contre, je pense que la jeune collègue, ayant lu la lettre dont elle était la gardienne, l' a

tout simplement éliminée, déchirée.

N'ayant pas prévu une telle situation, je me suis retrouvé toujours mis en quarantaine.

En somme, j'ai été court-circuité.

Au final, l'équipe pédagogique sera privée de ma prémonition sur l'AFFAIRE DELORN.

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Toutes et tous les membres de la communauté éducative, ainsi que de nombreux parents, ont dû se

dire: "Si madame Delorn retire sa plainte, c'est qu'elle n'a pas la conscience tranquille".

Voyons, nous savons bien que les victimes ont, le plus souvent,... tort.

Cette mère a, tout simplement, compris qu'elle serait seule contre tous.

Elle a certainement étudié, adoré et retenu les fables de Jean de La Fontaine.

Etre cultivé(e) facilite les choses.

Etre cultivé(e) et être lucide, à la fois, permettent d'éviter les pièges de la vie. 

Ma profonde conviction: En définitive, elle nous a prouvé qu'elle était, tout simplement, honnête en-

vers elle-même.

En réalité, elle n'a pas soulagé sa conscience, mais son coeur, en ayant fait une B.A... en évitant le

pire à l'école Eric Ventdest... c'est-à-dire que l'on fasse une mauvaise publicité à notre établissement.

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On vit mieux sans publicité.

On vit tout simplement.

Vous voyez, je n'ai vraiment pas eu de chance avec cette équipe pédagogique!

L'épisode de "La lettre kidnappée" m'évoque un fait historique que nos aînés nous ont enseigné: "La

Garde meurt mais ne se rend pas": phrase attribuée, d'après la légende, à Pierre Cambronne

(Waterloo).

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Et bien, mes collègues de travail, croyant servir de cordon de protection à l'Empereur (ici, disons à l'

Impératrice), se sont sacrifiés, en réalité, pour Satan.

 

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Dance in the dark

Lady Gaga 

 

 Tim Burton  regarde.gif

               

 

 

 

Eurodisney

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" Un jour, on découvrira des vaccins qui permettront de guérir le cancer et le sida.

En trouver un pour soigner la jalousie ou la connerie humaine, c'est au-dessus des forces de nos chercheurs. "

D'après les propos de RAÏ, élu meilleur footballeur du siècle au PSG 

 

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